Reims-MHSC : des présidents aux meneurs de jeu Teuma et Savanier, ces atomes crochus que cultivent les deux clubs


Malgré l’éloignement géographique, Stade de Reims et Montpellier HSC, clubs à la gestion familiale, multiplient les points communs, de leur tête au terrain, sur lequel ils s’affrontent ce lundi 24 novembre (20 h 45) en Champagne.

Nicollin-Caillot, destins liés

L’un est issu d’une famille qui a prospéré dans le secteur des déchets, l’autre dans le monde des transports : Laurent Nicollin (52 ans) et Jean-Pierre Caillot (64 ans), PDG du groupe éponyme depuis 2005, partagent des racines entrepreneuriales. Avant une façon commune d’envisager le foot, “à l’ancienne”, avait résumé le Montpelliérain auprès de Midi Libre, en 2023.

“Sur le plan humain, on s’est vite rapproché. Nos premiers contacts datent du championnat corpo, détaillait Laurent Nicollin. On est chef d’entreprise, nous avec les poubelles, lui avec les camions. La réalité du travail, gestion des salariés et syndicats, soucis avec le personnel… nous rapprochent. Cela dénote dans le foot actuel, où il y a beaucoup de présidents délégués de propriétaires très fortunés.”

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Ce rapprochement ne s’est pas limité aux avant-matches. Caillot fut l’invité du second mariage de Laurent Nicollin ou des 50 ans du club l’an passé. Entretenant ainsi un lien avec la famille, créé au départ avec le patriarche, “Loulou”, dont il partage la passion dévorante pour les collections de maillots.

Ces atomes crochus se sont prolongés avec Laurent, longtemps côtoyé au bureau de la LFP. Une proximité traduite dans le soutien sans faille à Vincent Labrune, président très contesté de l’instance. En mai dernier, les supporters havrais l’avaient raillé, fêtant leur maintien avec une banderole piquante. “Nicollin, Caillot : réservez une table vendredi soir et mettez ça sur le compte de Labrune.” Caillot et Nicollin, destins liés jusqu’en L2.

Savanier-Teuma, pardon du milieu

La Mosson était restée bouche bée. Autant pour le dégagement ahurissant de Falaye Sacko que pour le missile qui avait suivi. Ce 27 août 2023, avec une passe décisive et deux buts, cette frappe et un coup franc délicieux, Teddy Teuma avait climatisé Montpellier (1-3) dans un style très Savanier, meneur aussi spontané et imprévisible, avec lequel les ressemblances sont criantes, dans le jeu mais pas seulement.




Depuis ces coups de canons, le mariage de Teuma avec Reims a bien failli capoter. Nommé capitaine la saison dernière, l’international maltais a été écarté en mars 2025, envoyé en vacances avant même le barrage. “Leader négatif” pour certains, le milieu y a perdu le brassard. Comme Téji Savanier à la Paillade. À l’image du Montpelliérain, la séparation paraissait actée mais Teuma est resté en Champagne, incité entre autres par l’arrivée de Karel Geraerts, technicien déjà côtoyé à l’Union Saint-Gilloise.

Un choix payant puisque le Toulonnais de 32 ans est impliqué sur huit buts cette saison (4 buts, 4 passes décisives). Deux unités de mieux que Savanier (33 ans), mais une même manière de se racheter.

Laporte-Pallois, rocs de l’arrière

Crâne glabre, short remonté, Nicolas Pallois (38 ans) a longtemps été assimilé au FC Nantes, où il a passé huit ans. Comme Julien Laporte (32 ans), son double moins voyant du FC Lorient (2019-2025). Les deux se retrouvent en L2, à Reims et Montpellier, rejoints cet été, où ils mettent tout leur monde d’accord.

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Si Laporte a contribué à faire du MHSC la meilleure défense du championnat, Pallois n’a pas encore connu la même réussite collective. Mais son impact fait l’unanimité, en Champagne, où les observateurs le qualifient de “taulier. Il parle beaucoup, est très fort dans les duels.”

Un portrait qui définirait aussi l’ex-Merlus, seulement sorti du onze après une expulsion fin septembre. Pallois, lui, a été freiné par ses adducteurs en août. Avant de reprendre sa place : celle d’un roc de l’arrière. Comme Laporte.



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